Catach festival 2019

VENDREDI 30 AOUT

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19H30 LOS BISTROS VOLANTES/ Rock régressif

2019

Dans les soirées, dans les lycées, au fond des bois, des canapés. Regard livide, blanc comme un linge, tes neurones se consument comme ton oinj! Y’a plus grand-chose à faire, ils vont tous y passer. On n’fait plus marche arrière, quand on y a touché! Tu pompes la mort au fond d’un bong, Tes ventricules jouent au ping pong. Et la seringue n’est plus très loin, de tes bronches pleines de chagrin! T’as 420 cancers, et un cerveau qui fond. On n’fait plus marche arrière, tu vas toucher le fond! Qui s’y frotte se piquera, elle est pleine de mort au rats chichon, bédo, tcherno, zetla, teuch en sachet, weed en retba. De Katmandou au Canada, elle pousse jusqu’en bas d’chez toi. Nom de code : MARIJUANGA. https://losbistrosvolantes.bandcamp.com/track/marijuanga-2

21H TRILITRATE / Musique d’anti-chambre

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Trilitrate est un projet qui fusionne musique acoustique et création vidéo en temps réel. C’est une composition collective qui vise à créer un moment personnel, unique et sans précédent. Ce groupe crée de nouveaux sons inédits qui défient toutes catégories et ouvrent de nouvelles voies dans le monde de la musique acoustique. Ils brouillent les frontières entre composition et improvisation, révélant ainsi des influences de styles aussi divers que la musique classique, l’improvisation libre, le hardcore, le postrock ou le bruit. En outre, ils interprètent de la musique ethnique originale dans un univers qui leur est propre. Des stimuli visuels générés en temps réel mettent la touche finale à cette atmosphère unique. https://www.youtube.com/watch?v=rNH1PpG0DXs

22H30 KOLINGA SEXTET / Afro-groove

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Après 4 ans d’existence, un album : Earthquake et près de 150 concerts en duo, le groupe Kolinga se sépare des loopers pour donner à sa musique une autre dimension en intégrant de nouveaux musiciens. Du français à l’anglais en passant par le lingala, langue du Congo cher à la chanteuse Rébecca M’Boungou, leurs chansons qui puisent dans les racines de la « Black Music », n’en sont que plus intenses et généreuses. Avec elle, Arnaud Estor à la guitare, Jérôme Martineau-Ricotti à la batterie, Nico Martin à la basse, Jérémie Poirier-Quinot aux claviers, choeurs et flûte traversière et enfin Vianney Desplantes à l’euphonium et au flugabone, sont autant de personnalités musicales éloignées qui en vérité parlent le même langage, celui de la musique ressentie qui nous invite à un voyage singulier, mais aussi celui du groove, de la transe enivrante. https://www.youtube.com/watch?v=9mtv7fsr398

00H00 BRYAN’S MAGIC TEARS / Rock Shoegaze

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Si on pense aux 90’s lorsqu’on écoute Bryan’s Magic Tears, ce n’est pas à cause du son, mais d’un état d’esprit propre à l’époque et à un moment précis de l’adolescence, celui où s’effaçaient doucement les dernières illusions qu’avaient laissé entrevoir la chute du mur de Berlin et où commençaient à s’amonceler les sombres nuages de la première guerre du golfe, ce spleen insouciant et blasé, dépeint à la perfection dans les films de Gregg Araki, dans certains morceaux de Sebadoh, Beat Happening ou Nirvana, ou dans cette fameuse phrase extraite du « Romeo Had Juliet » de Lou Reed : « It’s hard to give a shit these days » – « Difficile d’en avoir quoique ce soit à foutre, aujourd’hui ». Cet état d’esprit on le retrouve pur, intact, limpide, chez Bryan’s Magic Tears, sans pose ni cynisme, et au service de titres insensés, véritables hits brumeux forgés dans un feu triomphant, qui ont fait de leur premier album, paru fin 2016 sur XVIII Records, un des plus beaux disques issus de la scène indépendante française saison 2010-2020. Et qu’on retrouve aujourd’hui, plus mordant et précis encore sur 4 AM, collection de tubes insensés – « Ghetto Blaster », « CEO », « Changes », on pourrait citer tout l’album en vérité. Un disque taillé pour ces journées de printemps claires et fraîches où tout semble tout à coup plus vif, plus clair, plus intense. Une musique évidente, indestructible, lunaire, romantique, arrogante, flegmatique et désabusée. https://www.youtube.com/watch?v=Dq1esdpybsY

01H30 LOS ULTIMOS TACOS / Disc jockey

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Juanita Banana et Lee Scratch Pourri nous rendent heureux parce-qu’ils sont beaux. Parce-qu’elle est la chaleur madrilène et lui, un ténébreux moustachu. Leur performance est totale. Ils parviennent, par une fine méta-analyse socio-psychologique de l’auditoire en temps réel, à nous satisfaire et nous surprendre en même temps. C’est avec leurs cultures musicales et une aisance certaine derrière les platines qu’ils parviennent à nous happer. L’action commence par vous agiter d’un faible mouvement d’oscillation, un frémissement qui produit une légère confusion, et puis vous dansez enfin sans qu’il ne vous soit plus jamais permis d’arrêter. 

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SAMEDI 31 AOUT

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18H00 ELODIE BAFFALIO/ Piano-libre

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Mellodi est une proposition originale en solo de la pianiste Elodie Baffalio : des mélodies, avec deux ailes, portées par le souffle de l’improvisation, et les pieds enracinés dans les rythmes et couleurs basques. Un choix de thèmes populaires réinventés avec sensibilité et finesse, ainsi que des compositions inspirées de la tradition. https://www.youtube.com/watch?v=oOgl-it5HvI&feature=youtu.be

19H30 CANNARY / Pasofolk-paysagiste Bolérock-alternatif

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Le projet Cannary émane d’une idée tout simple : faire de la poésie en musique par le biais d’un son de petite fanfare avec piano et perfusion. Et des chansons... écrites sur des textes que Calamity Jane – alias Martha Jane Cannary – écrivit à sa fille, où planent la solitude, l’irrémédiable absence, l’atmosphère crasseuse des saloons de Deadwood. La musique de Cannary, narrative en diable, nous fait glisser insensiblement d’atmosphères tantôt épiques, tantôt lunaires, évoquant avec gourmandise l’ambiance surannée de vieux bals ; comme dans un film de Kaurismaki. L’on y croise parfois l’ombre volatile et bienveillante d’un Tom Waits, PJ Harvey, Nino Rota, et même à y bien écouter d’un David Bowie qui se serait égaré dans ce cabaret mélancolique et lumineux. https://cannary.bandcamp.com/

21H00 DON THE TIGER / Rock-primitif

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Don the Tiger est le projet solo d’Adrián de Alfonso, une présence omniprésente dans le métro de Barcelone jusqu’à récemment, et du guitariste nomade qui a joué avec des artistes tels que Lydia Lunch, Mark Cunningham, Robert Forster et Carla Bozulich. Après avoir déménagé à Berlin, Don The Tiger s’inspire maintenant de tout ce qui lui manque dans cette ville – qu’il s’agisse de la rumba, du MPB, de la fantaisie baroque, de la guabina, du flamenco ou du Fania Records – et le mélange à de la musique concrète et à des techniques d’échantillonnage élaborées. Une manière de faire qui doit plus au rock’n’roll primitif qu’à toute autre chose. https://www.youtube.com/watch?v=oNpTLaJQGEo

22H30 LA RUEDA DE MADRID / Musique Afro-caribéenne

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La Rueda, qui a des racines en Colombie et en Afrique, est une rencontre musicale basée à Madrid (Espagne), qui associe rythmes et instruments locaux des Caraïbes et d’Afrique, et les mélange en direct avec des rythmes et des effets électroniques. La Rueda propose des sons futuristes basés sur des legs ancestraux, principalement issus de la musique de cornemuses et de tambours. « Notre son préserve les legs ancestraux autochtones et africains et les fusionne avec les ondes modernes psychédéliques et électroniques ». https://www.youtube.com/watch?v=FNUwxWthFgo

 00H00 HASSAN K / Surf-music orientale – bellydance swing-metal / ANNULÉ

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L’ultra-favori pour le titre de concert le plus chelou a tout pour être attribué à Hassan K  dont l’album revient à bouffer en même temps de la musique traditionnelle iranienne, un émulateur de Nintendo 64 ou encore du surf garage tout droit sorti des 60’. Hassan K est un pont entre folklore et technologie, Occident et Orient, musique traditionnelle et avant-gardiste. En cette période trouble ou exil rime avec déplacement massif et forcé de population et pseudo choc des civilisations, Hassan K, one-man band-DIY autoproclamé venu d’Iran, trace un chemin musical lumineux inspiré d’exil occidental. À l’instar des génies Mike Patton et consorts, Hassan K mêle surf music et bellydance, swing et metal… Improbable ? Impeccable. https://www.youtube.com/watch?v=eP3FrV3Atc8

00H00 LE CRABE / Techno-hip hop-tribal 

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Il arrive parfois que le mauvais goût en tant que miroir d’une société décadente en devienne le bon, et que l’absurde comme arme politique en finisse par faire sens. Que s’habiller en panthère SM pour balancer des beats crasseux dans une cave mal éclairée flirte avec le summum de la classe, et que marcher de travers pour aller droit au mur dans une tentative désespérée de faire vaciller les barrières de la bienséance frôle l’acte de bravoure. C’est dans cette quatrième dimension qu’intervient Le Crabe, héraut – et bientôt héros ? – d’un renouveau de l’art destroy où le laid devient beau, graphiste donc mais surtout beatmaker vindicatif dont les croisements de dubstep sale et méchant, de breakcore régressif, de rap guttural et de techno morbide à danser sur la tête façon Mr. Oizo se faisaient des crocs-en-jambehttps://www.youtube.com/watch?v=9K2SYM0qodg